TTHALESS, une approche One health pour l’étude épidémiologique de la tuberculose zoonotique à l’Est de la RDC

23 mars 2022
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© Juan Antonio Rubio-Lara & Dr Mark Schiebler: Search and Destroy / Department of Engineering, University of Cambridge
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Soutenu par l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes, promu par l’IMEA (Institut de médecine et d’épidémiologie appliquée) et coordonné par Frédéric Le Gal (AP-HP) et Luis Flores Giron (CRSN, Lwiro), le projet TTHALESS a pour objectif d’étudier l’épidémiologie de la tuberculose entre humains et animaux dans la région de Lwiro, à l’est de la République démocratique du Congo. Cette étude permettra d’appréhender plus précisément l’impact des interactions entre les humains et les potentiels réservoirs animaux sur l’incidence de la tuberculose.

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La tuberculose liée à Mycobacterium tuberculosis a pu être isolée chez des singes en Afrique équatoriale et à Mycobacterium bovis chez les bovins en Afrique du Sud ou au Nigéria. Il semble alors possible que la cohabitation entre populations humaines et animales (d’élevage ou sauvages) puisse favoriser des événements de transmissions de cette maladie zoonotique. Si en Europe, l’étude globale de son dépistage, intégrant les potentiels réservoirs d’animaux sauvages ou domestiques, a permis de mieux contrôler cette maladie zoonotique, cette approche One Health reste peu mise en œuvre pour l’évaluation de la tuberculose en Afrique.

La région de Lwiro, à l’est de la République démocratique du Congo comporte le parc national Kahuzi Biega (PNKB), refuge de nombreuses espèces de primates. De nombreux habitants de la région sont alors employés par le Centre de réhabilitation des primates de Lwiro (CRPL) ayant pour mission de soigner ces animaux. L’élevage bovin est également une activité centrale de cette région rurale. 

Le projet TTHALESS a pour but d’étudier l’épidémiologie de la tuberculose au niveau humain et animal dans cette région. Pour cela, les chercheurs visent à :

  • déterminer la prévalence de la tuberculose et du VIH chez différentes catégories de populations humaines (symptomatiques, cas contacts et personnels hospitaliers ou travaillant auprès d’animaux) dans la zone du village de Lwiro ;
  • déterminer la prévalence des mycobactéries au sein de la faune sauvage et domestique (bovins) dans la zone de Lwiro et à l’intérieur du parc national de Kahuzi Biega ;
  • déterminer le niveau de résistance génotypique de toutes les souches de mycobactéries ;
  • caractériser génétiquement les souches de mycobactéries retrouvées sur toutes ces populations.

Les résultats attendus de cette étude permettront la mise en place d’une stratégie de surveillance et de contrôle de la tuberculose sous un aspect One Health, une meilleure cartographie des souches résistantes de cette région, ainsi qu’une meilleure compréhension des liens de transmission entre l’humain et la faune domestique et sauvage.

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Liste des partenaires de l’étude :

  • Laboratoire de microbiologie clinique, hôpital Avicenne AP-HP, France
  • Service des maladies infectieuses et tropicales, hôpital Avicenne AP-HP, France
  • Centre de recherche en sciences naturelles (CRSN), Lwiro, RDC
  • Centre de réhabilitation des primates (CRPL), Lwiro, RDC
  • Centre hospitalier de Lwiro (CHL), RDC
  • Direction générale de l’offre de soins (DGOS), ministère des Solidarités et de la Santé, France
  • ANRS | Maladies infectieuses émergentes, France
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Contact presse :

Département communication et information scientifique : information@anrs.fr