L'ANRS et ses missions

Locaux du siège de l'Anrs - Inserm, Patrice Latron

 

Des missions qui se sont élargies au fil du temps

Créée en 1988, l'Agence de recherche ANRS (France Recherche Nord&Sud Sida-HIV Hépatites) a eu, dès l’origine, comme mission de fédérer, coordonner, animer et financer toute la recherche publique sur le sida, qu’il s’agisse de recherches fondamentale, clinique, vaccinale ou en sciences sociales. Sa mission s’étend aussi aux recherches dans les pays en développement particulièrement touchés par la maladie.

En 1999, face à l’ampleur de l’épidémie d’hépatites virales, les pouvoirs publics ont élargi la mission de l’ANRS à la recherche clinique sur les hépatites virales en France et dans les pays en développement.

L’ANRS a encore vu son domaine d’intervention évoluer en 2005 : elle est alors chargée de coordonner et financer tous les secteurs scientifiques concernés par l’étude des hépatites virales, principalement les hépatites B et C.

L’ANRS est ainsi devenue l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales.

Au 1er janvier 2012, l’ANRS, Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales, a changé de statut : de Groupement d’intérêt public (GIP), elle est devenue une agence autonome de l’Inserm.

Tout à la fois agence d’objectifs et agence de moyens, jouissant d’une grande autonomie en matière de politique scientifique et de gestion budgétaire, l’ANRS a mis en place très tôt des modalités de fonctionnement dynamiques et multidisciplinaires qui favorisent la mobilisation rapide des chercheurs autour de nouvelles problématiques.

L’ANRS, agence d’objectifs : l’ANRS définit des priorités scientifiques et mobilise, autour de ces thématiques, des chercheurs de différentes structures et disciplines par le biais d’Actions Coordonnées. Les Actions coordonnées construisent une dynamique permanente de réflexion et d’animation scientifique d’où émergent de nouveaux projets de recherche et des synergies entre équipes. Toutefois certaines AC (l’AC 5 et l’AC 24 qui concernent les essais thérapeutiques respectivement dans l’infection à VIH et dans les hépatites) ont un fonctionnement mixte d’animation et d’évaluation.

L’ANRS, agence de moyens : l’ANRS soutient financièrement des projets de recherche et des bourses d’allocation dans tous les domaines de recherche sur le sida et les hépatites. Chaque année, l’Agence lance deux appels d’offre à destination de la communauté scientifique travaillant sur ces infections virales. Les projets et demandes de bourses soumis par les chercheurs sont évalués par sept Commissions Scientifiques Sectorielles. Globalement, environ un tiers des projets soumis est retenu et financé.

Dès l’origine, L’ANRS a favorisé la multidisciplinarité et le travail en réseau des équipes de chercheurs. Elle a développé des partenariats avec de nombreux instituts dans le monde, aussi bien au nord qu’au sud. Les partenaires historiques restent : l’Inserm, l’Institut Pasteur, le CNRS et l’IRD, auxquels s’ajoutent aujourd’hui quantité d’institutions diverses du Nord et du Sud. De plus, l’ANRS s'appuie sur un réseau de cliniciens appartenant au secteur hospitalier pour la conduite de ses essais cliniques.

La qualité des travaux de recherche financés et soutenus par l’ANRS s’évalue, principalement, sur la base des publications scientifiques auxquelles donnent lieu les projets financés : ces dernières années, l’ANRS se situe, pour le VIH/sida et les hépatites virales, respectivement aux deuxième et troisième rangs mondiaux et environ 7% des publications « ANRS » se situent dans le "top 1% d’excellence".

Autre particularité, depuis sa création, les associations de patients sont largement impliquées dans la vie scientifique et la définition des stratégies de l’ANRS.

Un engagement sur tous les fronts

Mieux comprendre
pour mieux lutter

La recherche fondamentale

Trouver de nouveaux
traitements

La recherche clinique

Prévoir la transmission
et préserver des vies

La recherche vaccinale

Partager les savoirs pour
gagner en efficacité

La recherche dans les pays du Sud

Comprendre les ressorts
sociaux de l'épidémie

La recherche en santé publique
et sciences sociales

Protéger les patients

La pharmacovilance

La recherche fondamentale a pour objectif de mieux comprendre les mécanismes de ces infections virales afin de développer des moyens de les contrer.

La recherche clinique, quant à elle, a pour but d’évaluer de nouvelles stratégies de traitement plus efficaces, plus simples et mieux tolérées.

La recherche vaccinale a pour objectif de mettre au point un vaccin préventif efficace contre les infections à VIH et VHC.

La recherche en santé publique et en sciences sociales est destinée à améliorer les connaissances sur les dimensions sociales, économiques, psychologiques et culturelles des épidémies ; elle aide à la définition des stratégies de prévention et de prise en charge des personnes atteintes.

La recherche dans les pays du Sud concerne tous les domaines de recherche, du fondamental aux sciences sociales et de l’homme, avec comme finalité d’améliorer la prévention, la prise en charge et l’accès aux traitements, de mieux connaître les virus ainsi que les particularités des épidémies de sida et d’hépatites dans les différents contextes nationaux.

Enfin, le service de Pharmacovigilance assure l’évaluation et la surveillance continue de la sécurité des patients qui se prêtent aux recherches cliniques dont l’ANRS est promoteur.

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Pour tout savoir sur la recherche sur le VIH/Sida à l’ANRS, consultez la rubrique VIH/SIDA : la recherche fondamentale, la recherche clinique, la recherche vaccinale, la recherche en santé publique et sciences sociales ; la recherche dans les pays en développement