Les priorités

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  • ANALYSER ET COMPRENDRE LES FACTEURS QUI LIMITENT LE RECOURS A LA PRÉVENTION, AU DÉPISTAGE ET AUX SOINS
  • CONTRIBUER A L’AMÉLIORATION DES POLITIQUES DE SANTÉ PUBLIQUE
  • IMPULSER DES RECHERCHES SUR LES SITUATIONS ET POPULATIONS LES PLUS EXPOSÉE
  • IMPLIQUER LES COMMUNAUTES DANS LA CONSTRUCTION DE LA RECHERCHE
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Tout comme pour le VIH, l’hépatite C se concentre dans certains groupes de populations : - des prévalences élevées chez les migrants en situation précaire (2 % à 5 %)
- chez les détenus, la prévalence est cinq fois supérieure à celle de la population générale
- chez les usagers de drogues, la situation est critique avec des prévalences supérieures à 40 %.

La recherche sur la prévention doit donc évaluer les stratégies de réduction des risques.
Par ailleurs, l'efficacité des antiviraux à action directe (DAA) pour guérir de l'hépatite C a significativement transformé les enjeux de la recherche en sciences sociales en accentuant la nécessité d'améliorer l'accès au dépistage et au traitement des personnes les plus touchées par ce virus.

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Optimiser l’accès au dépistage
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En 2014, en France, près de 43% des personnes porteuses d’une hépatite C chronique ignoraient leur statut virologique. Cette épidémie cachée diminue les chances thérapeutiques des individus infectés par ce virus mais aussi augmente le risque de transmission dans la population. Il est donc essentiel d’améliorer l’offre de dépistage afin d’atteindre les personnes les plus à risques d’être infectées et celles notamment qui ne fréquentent pas les structures de soins habituelles.

Une offre de dépistage rapide globale

Les recherches ont montré l’acceptabilité et la faisabilité d’une offre de dépistage rapide pour le VIH non médicalisée. Ces tests de dépistage rapide sont réalisés par des membres d’associations habilités. L’étude ANRS Cube évalue la pertinence d’étendre ce type d’offre au dépistage combiné VIH/VHB/VHC, associé à la vaccination contre le virus de l’hépatite B, auprès des personnes les plus à risques d’infection par l’un de ces trois virus. 

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Le coût des médicaments
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L’hépatite C est une infection à caractère asymptomatique, qui peut passer inaperçue pendant de très nombreuses années. Une petite partie de ces personnes infectées élimineront spontanément le virus mais pour 70% à 90% d’entre elles, cette infection évoluera vers une hépatite C chronique. 

Chez les personnes infectées par le VIH, cette élimination spontanée est encore plus faible. Chez les personnes co-infectées par le VIH et le VHC, les premiers résultats de l’utilisation des nouveaux traitements contre le virus de l’hépatite C, sans interféron, durant la phase aigüe, montrent une bonne tolérance et une efficacité importante. Un dépistage et un traitement tôt seraient bénéfiques à titre collectif afin de réduire le risque de transmission du VHC.

Coût-efficacité du traitement précoce chez les HSH VIH+

Une étude soutenue par l’ANRS tente d’évaluer l’impact d’un dépistage et d’un traitement précoce de l’hépatite C chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) infectés par le VIH en France, population pour laquelle la transmission sexuelle du VHC est non négligeable. 

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Réduire les risques
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En France, l’épidémie d’hépatite C (VHC) touche essentiellement les usagers de drogues par voie intraveineuse (UDVI). Les derniers chiffres montrent une prévalence du VHC dans cette population égale à 64%. 
Les personnes en milieu carcéral sont également particulièrement touchés, la prison constituant un lieu d’exposition au risque infectieux (VIH et hépatites B et C) particulièrement élevé tant en raison des caractéristiques de la population pénale que pour des raisons structurelles.

Efficacité d’un traitement de substitution chez les consommateurs de cocaïne

L’étude ANRS STIMAGO évalue les bénéfices et les risques d’un psychostimulant chez les personnes dépendantes à la cocaïne ou au crack et l’impact d’un tel traitement sur les pratiques à risque de transmission du VHC.

Efficacité d’un traitement de substitution injectable chez les consommateurs d’opiacées

En France, malgré l’accès aux traitements de substitution aux opiacés (buprénorphine et méthadone pris oralement), certains usagers de drogues continuent les injections. Une étude ANRS BUPIV va donc évaluer un traitement injectable à base de buprénorphine pour les personnes dépendantes aux opiacés. L’objectif principal est d’évaluer l’efficacité d’un tel traitement mais aussi son effet sur les pratiques à risque d’infection par l’hépatite C, les complications liées à l’injection…

Prévention en milieu carcéral

Le milieu carcéral est un milieu cumulant un risque infectieux élevé (proportion importante d’usagers de drogues, prévalences élevées du VIH et du virus de l’hépatite C…) et un accès aux mesures de réduction des risques (RdR) insuffisant (préservatif, programme d’échange de seringues, eau de javel, dépistage du VIH et des hépatites…). 
L’étude ANRS PRIDE a pour objectif d'analyser les obstacles à la mise en place d’une politique adaptée de réduction des risques en prison. Elle évaluera l’acceptabilité des mesures de réduction des risques par l’ensemble des catégories de personnels et par les détenus. Elle démarrera en 2017 dans l'établissement pénitentiaire des Baumettes à Marseille pour être déployée à partir de 2018 dans trois autres établissements en France métropolitaine et dans un département d'outre-mer. 

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Renforcer la recherche en Guyane
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Les données disponibles sur les infections par l’hépatite B et l’hépatite C sont rares en Guyane française. La région située le long du fleuve Maroni, à la frontière avec le Suriname, est une région particulièrement sensible. Cette région est composée de communautés amérindiennes et marronnes très mobiles, isolées, vulnérables et à haut risque d’infection car plus rarement dépistées et pour lesquelles  les données épidémiologiques manquent.
Le risque d’infection par les hépatites B et C est élevé en raison de la faible couverture vaccinale contre le VHB, du faible taux de dépistage et de l’accès tardif aux soins et aux traitements.
Il est donc impératif d’explorer l’épidémie d’hépatites virales dans le bassin de population du Maroni car la pauvreté des données est un obstacle à la planification des interventions de santé.
L'ANRS soutient une étude dont les objectifs seront d'estimer la prévalence et le statut de l’infection par hépatite B et la prévalence des hépatites C et D et du VIH dans la population générale adulte du fleuve Maroni. Cette étude permettra aussi l’analyse de la distribution des génotypes ainsi que l'étude des facteurs de risque d’infection à ces virus.
Cette étude qui a débuté en 2016, concernera 2 500 adultes.