Les priorités

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L’arrivée des nouveaux traitements – les antiviraux à action directe (AAD) - a bouleversé la prise en charge de l’infection par le virus de l’hépatite C. Avec une efficacité élevée, une meilleure tolérance et des effets indésirables moindres, ces nouveaux traitements ont constitué une véritable révolution thérapeutique. L’ANRS s’intéresse à l’évaluation de l’efficacité dans la « vraie vie » de ces nouveaux traitements mais également au devenir des patients après éradication du virus.

L'ANRS soutient la recherche sur l'hépatite B, notamment au travers d'essais thérapeutiques. Un programme spécifique HBV Cure a été mis en place via la création d'une action coordonnée (AC34). 
Aujourd'hui, plusieurs molécules sont en cours de développement dans le traitement de l'hépatite B et de l'hépatite Delta, et des résultats cliniques sont déjà disponibles. L'ANRS envisage de soutenir un projet de recherche biomédicale chez les patients co-infectés par les virus de l'hépatite B et de l'hépatite Delta.

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ANRS CO22 HEPATHER

Les nouveaux antiviraux à action directe (AAD) présentent une haute efficacité : 12 semaines après l’arrêt du traitement, l’ARN viral est indétectable dans plus de 80 % des cas. Cependant, tous les patients ne répondent pas positivement à ces traitements. Une petite partie d’entre eux sont ou deviennent résistants aux AAD. D’autres patients, cirrhotiques, vont quant à eux développer des tumeurs hépatiques malgré l’éradication du virus. L’ANRS s’intéresse également à ces thématiques et soutient des études ancillaires à la cohorte ANRS CO22 HEPATHER, qui intègre désormais les patients des cohortes ANRS CO12 CirVir et ANRS CO23 CUPILT.

Observatoire de la résistance

Chez certains patients recevant les antiviraux à action directe (AAD), des rechutes ont été observées : l’ARN viral redevient détectable quelques semaines après l’arrêt du traitement. Les analyses ont montré que la majorité de ces patients abritait des virus résistants à un ou plusieurs AAD administrés. 
L’observatoire de la résistance permettra de mesurer l’incidence de la résistance du VHC aux antiviraux directs et de caractériser les profils de résistance des patients en échec de traitement.

Hépatites virales et risque de cancer

Chez les patients cirrhotiques, même après une éradication du virus de l’hépatite C ou lorsque le virus de l’hépatite B est contrôlé, le risque de développer une tumeur primitive du foie (carcinome hépatocellulaire ou cholangiocarcinome) est présent. Une étude cherche à comparer les caractéristiques de ces tumeurs au moment du diagnostic et le pronostic, en fonction du traitement reçu (patients ayant répondu aux AAD, à une bithérapie ou trithérapie et patients n’ayant pas eu de réponse virologique), afin d’améliorer la politique de dépistage des cancers du foie chez ces patients.

Echec d’une bithérapie d’AAD : évaluation de nouvelles options

Certains patients infectés par le virus de l’hépatite C ne répondent pas aux bithérapies d’antiviraux à action directe (AAD). L’étude ANRS HC34 REVENGE entreprend d’évaluer chez ces patients une nouvelle option thérapeutique associant Grazoprevir/Elbasvir, Sofosbuvir et Ribavirine.