3 questions à… Karine Lacombe

19 juillet 2018
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karine Lacombe
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3 questions à… Karine Lacombe
chercheuse à l’APHP et à l’Inserm / Sorbonne Université
Co-Présidente de l’Action coordonnée 45 « Recherche clinique, Nord et Sud, hépatites »

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Pouvez-vous nous décrire en quelques mots le rôle de l'AC "Virus des hépatites" ?
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Cette action coordonnée est le résultat de la fusion entre l’ex AC 34 « essais cliniques dans les hépatites virales » et de la partie « hépatites » de l’ex AC 12 « Pays du sud ».
Le périmètre de fonction de cette nouvelle AC englobe la recherche clinique Nord et Sud sur les hépatites tout en excluant la recherche fondamentale sur ces virus qui est, elle, coordonnée par l’AC 42 mais nous travaillons en très forte interaction avec cette AC notamment dans le domaine des carcinomes viro-induits et sur HBV Cure. Nous avons également des interactions avec les autres AC de l’ANRS comme l’AC « Recherche en santé publique et sciences de l'homme, Nord et Sud, VIH et hépatites » pour tout ce qui est dépistage et prévention des hépatites virales. Nous collaborons également avec des organismes extérieurs comme par exemple l’OMS pour ce qui concerne les recommandations, ainsi qu’avec des sociétés savantes européennes comme l’EASL ou encore l’AFEF (société française d’hépatologie).

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Quels sont les défis auxquels doit répondre l’AC 45 ?
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La recherche chez les patients qui ont été traités avec succès de leur infection par l’hépatite C. Ces patients-là ont une morbi-mortalité qui reste supérieure à celle de la population générale alors qu’ils sont guéris de leur maladie virale. C’est un champ de recherche qu’il est important de développer pour en comprendre les raisons et concevoir des pistes préventives et thérapeutiques.
Il est important également de s’investir dans la recherche sur les hépatites métaboliques. Cela sort un peu du champ des hépatites virales qui est une des prérogatives de l’ANRS avec le VIH mais les hépatites métaboliques deviennent une des grandes causes de morbi-mortalité en France. Nous estimions donc important que l’ANRS s’investisse dans ce domaine de recherche.
Enfin, l’intégration de la recherche Nord et Sud pour les hépatites virales représente un des défis majeurs de cette nouvelle AC. En effet, avant il y avait vraiment une séparation des recherches au Nord et au Sud dans ce domaine et peu d’interactions entre les deux. C’est donc un de nos objectifs de faire que les chercheurs du Sud et ceux du Nord puissent interagir sur des problématiques identiques mais qui se situent dans des contextes différents.

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Quels sont les principaux axes de recherches que vous souhaitez impulser dans cette action coordonnée ?
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Nous souhaitons poursuivre et amplifier l’impulsion de recherche qui avait été initiée dans les AC précédentes sur les hépatites virales avec en plus, des interactions entre le Nord et le Sud. Nous fonctionnons avec deux grandes réunions annuelles ainsi qu’avec des groupes de travail qui ont pour priorité les grands axes que nous voulons impulser à l’AC 45 : « hépatite B et delta » qui aura une très forte connotation Sud, « dépistage et prévention des hépatites virales » où nous interagirons beaucoup avec l’AC de santé publique, « Complication post guérison des hépatites virales », « Greffe » et enfin les « hépatites métaboliques ».

 

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