co-infection VIH/VHC : Les effets protecteurs du café

Image
café
Contenu
Texte

 

 

Texte

Une équipe de chercheurs  (Inserm Unité 912, SESSTIM, Marseille et Unité 1219, Bordeaux) soutenue par l'ANRS ont étudié pour la première fois, dans le cadre de la cohorte ANRS HEPAVIH les relations entre consommation de café et mortalité chez des patients co-infectés par le VIH et le virus de l’hépatite C (VHC). En effet, le café est connu pour avoir des propriétés anti-inflammatoires. Une consommation quotidienne d’un minimum de 3 tasses de café est associée à une réduction de la mortalité de 14% dans la population générale. L’étude ANRS a été menée sur 1 028 patients co-infectés de la cohorte ANRS HEPAVIH. Parmi ces patients qui ont été suivis pendant 5 ans, 1 sur 4 consommait au moins 3 tasses de café par jour. Après des analyses prenant en compte différents facteurs extérieurs (patients fumeurs ou non, statut de traitement du VIH et VHC, etc.) les chercheurs ont démontré qu’une telle consommation de café était associée à une diminution de la mortalité de 50%. Cette étude suggère l’importance des comportements dans la réduction de la mortalité chez les patients co-infectés. Comme l’affirmait Patrizia Carrieri dans le communiqué de presse à propos de ces travaux présentés à l’IAS 2017 sur les effets du café et du cannabis « Les interactions entre comportements alimentaires, consommations de substances psychoactives et évolution de la maladie hépatique nécessitent des études complémentaires, en particulier des études interventionnelles. Bien évidemment, les résultats obtenus dans la cohorte ANRS HEPAVIH ne peuvent conduire à recommander aux patients co-infectés la consommation de telle ou telle substance ou produit. En revanche, il serait certainement utile que les cliniciens tiennent compte des comportements de consommation de leurs patients dans le cadre de leur évaluation clinique ».

Plus d'informations sur le site du journal of hepatology