La PReP adoptée par les chemsexers

Contenu
Texte

 

 

 

 

 

 

 

 

Texte

Le "chemsex", le sexe sous l'influence de drogues, est une pratique de plus en plus fréquente chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes. Parfois, les drogues sont injectées par voie intraveineuse, on parle alors de "slam". Ces pratiques à risque peuvent, entre autres, contribuer à la diffusion du virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Pourtant les "chemsexers" semblent conscients des risques, et en conséquence, sont plus enclins à utiliser la prophylaxie pré-exposition (PReP) à la demande, traitement préventif qui consiste à prendre des antirétroviraux autours des périodes d’activité sexuelle. Ces résultats sont issus d'une sous étude de l’essai ANRS IPERGAY à laquelle ont participé 331 hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Parmi eux, 29% ont déclaré s'être prêtés, au moins une fois, à cette pratique du chemsex, et 8% à celle du slam. Concernant les drogues associées au chemsex, les participants déclaraient avoir utilisé essentiellement le GBH, le GBL et les cathinones de synthèse. Par ailleurs, ces travaux rapportent que le profil sociodémographique des chemsexers n'est pas significativement différent de celui des hommes ne prenant pas de drogues lors de leurs relations sexuelles avec d'autres hommes.
 

Is on-demand HIV pre-exposure prophylaxis (PrEP) a suitable tool for men who have sex with men (MSm) who participate in chemsex ? Results from a sub-study of the ANRS-IPERGAY trial
P. Roux(1), L. Fressard(1), M. Suzan-Monti(1), J. Chas(2), C. Capitant(3), L. Meyer(3), C. Tremblay(4), J.-M. Molina(5), G. Pialoux(2), B. Spire(1), ANRS IPERGAY Study Group
1) INSERM, INSERM U912 - SESSTIM, Marseille, France, 2) Hôpital Tenon, APHP, Department of Infectious Diseases, Paris, France, 3) INSERM, Inserm SC10 US019, Villejuif, France, 4) Centre hospitalier de l'Université de Montréal, Laboratoire de santé publique du Québec, Montréal, Canada, 5) University, Paris Diderot, Paris, France