Organisation

Le service Recherches en santé publique et en sciences de l’homme et de la société

Le service Recherches en santé publique et en sciences de l’homme et de la société (SP-SHS) est l'interface entre les chercheurs et l'administration de l'agence. Il est composé :
  • d'une responsable : Véronique Doré
  • d’un chef de projet : Elias Choucair
Le service est chargé d'organiser l'évaluation et l'animation de la recherche en santé publique et en sciences humaines et sociales en étroite collaboration avec les structures ad hoc : le comité scientifique sectoriel (le CSS5), les actions coordonnées centrées sur le VIH/sida (AC 18, 23, 27) et les groupes de travail. Il travaille en étroite collaboration avec le Service Pays du Sud.

Un fonctionnement original

Une des particularités de l’organisation du service SP-SHS en matière de sida est de s’appuyer fortement sur les groupes d’experts réunis au sein des trois actions coordonnées (AC) : l’AC18, l’AC23 et l’AC27 ; celles-ci, mises en place sur des questions de recherche jugées prioritaires, ont pour fonction de programmer, d’animer et de piloter la recherche qui relève de leur domaine. Des groupes de travail thématiques viennent compléter ce dispositif.

L’ANRS est à l'initiative de grandes enquêtes étudiant les comportements et les attitudes de la population française et de groupes particuliers vis-à-vis de l'infection par le VIH et/ou des hépatites. Conduites à plusieurs reprises, ces enquêtes constituent un observatoire sur l'évolution des réactions individuelles et collectives face au sida. Pour chacune de ces enquêtes, l'ANRS met en place des comités de pilotage qui, selon les cas, ont pour mission d'apporter un soutien scientifique au cours du montage des projets, de coordonner les enquêtes entre elles et de favoriser leur réalisation. Le service a aussi créé des postes de moniteurs d’études sociales (MES) à la disposition des équipes chargées de gérer les enquêtes de l'ANRS ; ils assurent la qualité du recueil de l'information et la maintenance de la base de données.

Depuis toujours, le service SP-SHS s’appuie sur les associations de lutte contre le sida, puis contre les hépatites, pour développer des réflexions sur les questions touchant à la prévention, au dépistage etc. En 2011, un nouveau pas a été franchi puisque des projets se sont construits sur le principe de la recherche communautaire où les communautés deviennent des partenaires actifs de la recherche. Un groupe de travail « Recherche communautaire » a été mis en place.

Le service SP-SHS a aussi pour fonction de valoriser les recherches qu’il soutient notamment au travers de séminaires et de publications. On lui doit l’édition de plusieurs ouvrages importants tels que Les femmes à l’épreuve du sida dans les pays du sud (sous la direction de Alices Desclaux, Philippe Msellati, Khoudia Sow), Accès décentralisé au traitement du VIH/sida, évaluation de l’expérience camerounaise (sous la direction de Fred Eboko, Claude Abé, Christian Laurent) et, plus récemment, un Guide de la recherche communautaire en français et en anglais (de Elise demange, Emilie Henry, Marie Préau) et les Actes du séminaire Economie de la santé.

L’évaluation de la recherche

Le CSS5 "Recherches en santé publique, sciences de l’homme et de la société"

Ce comité scientifique sectoriel est chargé d’évaluer dans les domaines concernés, les demandes de financement de projets et d’allocations de recherche soumis aux appels d’offres bi-annuels de l’ANRS.

Il est présidé par Nathalie Bajos, Inserm U1018, Le Kremlin-Bicêtre.

L’animation de la recherche : les actions coordonnées et les groupes de travail

L’animation de la Recherche en santé publique, sciences de l'homme et de la société s'appuie sur trois actions coordonnées (AC) et sur quatre groupes de travail.

L'AC18 "Recherches en prévention du VIH/sida"

L'AC18 anime l'ensemble des recherches produisant des connaissances utiles à la prévention. Elle planifie et organise les grandes enquêtes sur les attitudes et les comportements face au VIH en métropole et dans les DOM, en population générale et dans les groupes les plus exposés.

En 2011, le panel d’experts participant à l’AC18 a été reconstitué afin de mieux répondre aux exigences multidisciplinaires posées par une recherche qui doit dorénavant se pencher sur des concepts de « prévention combinée », alliant des molécules, des changements de comportements et des changements dans l’offre de soins et de dépistage. La nouvelle instance est donc beaucoup plus multidisciplinaire : sciences sociales, virologie, épidémiologie et recherche clinique y sont représentées. Elle travaille en étroite collaboration avec les groupes de travail « Recherche Communautaire » et « Dépistage » de l’ANRS.

Présidents : Annabel Desgrées du Loû, IRD et Bruno Spire, Inserm U 912

L'AC23 "Dynamique des épidémies à VIH, VHC et VHB"

L'AC23 initie des recherches associant des biologistes, des épidémiologistes et des biostatisticiens pour mettre au point de nouvelles méthodologies d'estimation de la situation épidémiologique. L’objectif est de déterminer les conditions réalistes du contrôle des épidémies de VIH et hépatites au Nord et au Sud.

Il s’agit aussi de réfléchir aux meilleurs indicateurs de suivi des politiques publiques relatives à l’infection à VIH.

Présidente : Dominique Costagliola, Inserm U943, Paris

L'AC27 "Recherches en économie de la santé "

L'Action coordonnée 27 assure l'animation des recherches en économie de la santé, notamment dans le domaine de l'accès aux soins dans les pays en développement ; elle incite à la mise en œuvre de nouvelles recherches sur les thèmes jugés prioritaires en matière d'économie de la santé et d'accès aux soins. Elle valorise les résultats de la recherche.

Président : Pierre‐Yves Geoffard, Ecole d'économie de Paris et EHESS, Paris

Les groupes de travail

Intégration des sciences sociales dans les essais thérapeutiques HIV/hépatites

Ce groupe de travail a comme objectif de faciliter la prise en compte des questions de recherche en Sciences Sociales voire de proposer des études spécifiques dans ce domaine dans le cadre d’essais thérapeutiques concernant des patients infectés par le VIH ou les virus des hépatites. Il s'agit d'apporter des connaissances et des outils pour aider à déterminer quelles sont les stratégies thérapeutiques perçues par les patients comme étant les plus associées à une meilleure qualité de vie et à un moindre nombre de symptômes perçus par les patients.

Le groupe s'intéresse également aux questions économiques en permettant quand c'est possible d'utiliser les essais cliniques pour comparer le ratio coût-efficacité de différentes stratégies thérapeutiques.
Pour cela, le groupe conseille les investigateurs quant aux meilleurs outils de recueil à introduire dans les essais, et peut parfois contribuer à construire de nouveaux outils.

Animé par Bruno Spire, Inserm U 912

Recherche communautaire

Ce groupe de travail s’intéresse aux enjeux et méthodes entourant la participation des « communautés » aux actions de recherche que soutient l’ANRS.

Les recherches communautaires soutenues par l’ANRS ne portent pas sur les communautés mais elles sont conduites avec, par et pour les communautés. Au-delà des objectifs scientifiques, ces recherches poursuivent un objectif social, par le renforcement des compétences et des capacités des membres de la communauté, afin d’améliorer au bout du compte la santé et le bien-être des communautés concernées.

Animé par Jean-Marie Le Gall, association Aides

Addictions, prévention et prise en charge du VIH et du VHC

Ce nouveau groupe de travail a pour objectif de proposer, d’aider au développement et d’accompagner des projets de recherche dans le domaine des addictions et prévention du VIH et des hépatites virales.

Il permettra d’orienter la réalisation de projets ciblés sur des populations encore trop exclues de la recherche clinique et de la santé publique.

Ces populations possèdent en effet une double spécificité : elles sont, d’une part, caractérisées par des co-morbidités multiples avec des pathologies chroniques telles que le VIH, et les hépatites virales mais également des pathologies psychiatriques et, d’autre part, elles reçoivent différents traitements médicamenteux associés et /ou nécessitent une prise en charge multidisciplinaire.

Ce groupe produira une dynamique autour de la recherche sur la réduction du risque infectieux et donnera une visibilité à l’intérêt porté par l ‘ANRS sur le sujet des conduites addictives.

Animé par Patrizia Carrieri, Inserm UM 912 ; Marie Jauffret-Roustide, InVS, Inserm U 988 ; Thierry Sainte-Marie, Hôpital Bicêtre

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