Présentation générale


L'ANRS ET LES PAYS EN DEVELOPPEMENT

Dans son rapport 2008, l’Onusida estimait à 33 millions de personnes le nombre d’adultes et d’enfants vivant avec le VIH dans le monde, dont plus des deux tiers en Afrique subsaharienne. La recherche dans les pays du Sud s’impose donc comme une priorité absolue et l’engagement financier de l’ANRS sur ce volet représente en 2008 environ 15 millions d’euros, soit plus du quart de son budget annuel.

Ces recherches apparaissent cruciales au moment où les programmes d'accès aux traitements se multiplient dans les pays du Sud, et alors que se développent de vastes programmes de décentralisation des soins. Elles permettent notamment l'adaptation des outils de suivi des patients, le développement de régimes thérapeutiques simplifiés et l'étude des facteurs d'observance.

Les projets de recherche s'intéressent de plus en plus non seulement à l'évaluation de l'efficacité des traitements mais aussi à l'analyse des différents contextes nationaux en associant des études dans les domaines des sciences sociales et de l'économie de la santé. Ils contribuent à la formation du personnel, à l'amélioration des infrastructures et permettent aux personnes séropositives d'accéder aux soins. Dans certains pays, elles jouent aussi un rôle moteur dans la mise en place des programmes nationaux de lutte contre le VIH/sida.

Dans le domaine de l’infection par le VIH/sida, l’ANRS mène ses activités de recherche en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud-Est et en Amérique latine. Orientées vers l’accès à la prévention et aux traitements, ces recherches se concentrent essentiellement sur les sites ANRS afin d’optimiser les moyens financiers et humains de l’agence et de conduire une véritable politique de partenariat avec les pays.


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REGLES ETHIQUES ET BONNES PRATIQUES

La recherche dans les pays en développement fait face à de nombreuses difficultés : pénurie des systèmes de santé, grandes inégalités d’accès aux soins des populations, faible investissement des pays dans la recherche, rareté des équipes de chercheurs locaux, absence de cadres réglementaires nationaux pour la recherche, absence de comité d’éthique dans certains pays.

Ces constats ont conduit l’ANRS à préciser les règles d’éthique et de bonnes pratiques dans lesquelles elle souhaitait conduire la recherche dans les pays en développement. Un premier texte a été publié en mai 2002, sous la forme d’une "charte d’éthique de la recherche dans les pays en développement". Il a été amendé en 2008 et sert de référence pour les chercheurs souhaitant conduire un projet financé par l’ANRS.

Pour en savoir plus

> Charte d'éthique de la recherche dans les pays en développement

> Ethics charter for research in developing countries

> Consulter la rubrique Outils pour la recherche

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