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Enjeux de la recherche

Contexte épidémique

Plus de 33 millions de personnes vivent avec le VIH dans le monde. Si des progrès ont été accomplis au Sud pour combattre l'épidémie de sida, notamment un accès accru aux traitements et à des programmes de prévention, le nombre de personnes vivant avec le VIH continue d'augmenter, tout comme le nombre de décès dus au VIH. Au Nord, l'épidémie continue : on continue de s'infecter par le VIH en particulier les femmes, qui restent particulièrement vulnérables à l'infection. La situation au Nord comme au Sud exige un accroissement des efforts de recherche.

Les pays du Sud paient un lourd tribu à l'épidémie, en particulier l'Afrique subsaharienne, l'Asie et l'Amérique latine. L'Europe n'est pas épargnée, à l'Est où on observe depuis quelques années une flambée de l'épidémie, et à l'Ouest où on continue à s'infecter.
L'impact de l'épidémie est considérable en Afrique subsaharienne où l'épidémie affecte le développement. Dans certains pays les plus touchés, le PIB par habitant pourrait baisser de 8% d'ici 2010 et la consommation par habitant baisser davantage. L'épidémie aura un impact considérable sur la mortalité des enfants, des jeunes et des femmes, populations très vulnérables à l'infection. Dans nombre de pays, les systèmes de santé sont destabilisés par le nombre de patients à prendre en charge, le système éducatif est menacé en raison du décès des enseignants, l'économie locale est freinée en raison du poids de la maladie chez les agriculteurs, les commerçants...

Enjeux de la recherche

La gravité de l'épidémie qui affecte tous les continents et particulièrement les plus pauvres, ses conséquences actuelles et prévisibles sur l'équilibre social et politique des Etats justifient un engagement majeur des pays développés. La recherche est au coeur de cet effort et doit être une activité prioritaire, d'autant plus que se développent dans les pays du Sud des stratégies de prévention et d'accès élargi aux traitements. Les recherches doivent permettre l'adaptation des outils de suivi de patients, le développement de régimes thérapeutiques simplifiés et l'étude des facteurs d'observance. Elles s'intéressent de plus en plus, non seulement à l'évaluation de l'efficacité des traitements, mais aussi à l'analyse des différents contextes nationaux en associant des études dans les domaines des sciences sociales et de l'économie de la santé. Elles contribuent à la formation du personnel, à l'amélioration des infrastructures. Dans certains pays, elles jouent aussi un rôle "moteur" dans la mise en place des programmes nationaux de lutte contre le VIH/sida. Au Nord, les efforts de recherche doivent se poursuivre pour améliorer et simplifier les traitements, réduire les complications qu'ils engendrent, améliorer la qualité de vie des patients.

La recherche fondamentale a pour objectif de contribuer à une meilleure connaissance du VIH, de l'immunopathologie liée à l'infection par ce virus et de mieux comprendre les mécanismes qui président la persistance du virus. Elle est à l'origine de nouvelles stratégies thérapeutiques pouvant permettre de limiter l'évolution de la maladie et de l'épidémie.

La recherche clinique doit continuer à élaborer de nouvelles stratégies thérapeutiques dans le cadre d'essais se déroulant en conformité avec les bonnes pratiques cliniques, en dialogue et partenariat avec le milieu associatif et l'industrie pharmaceutique.

Les progrès dans la prise en charge ne sauraient faire oublier l'importance de la prévention. Les chercheurs en santé publique, sciences humaines et sociales ont un rôle déterminant dans l'étude des comportements de prévention et de l'accès aux traitements ou au système de santé.

Par ailleurs, la recherche sur le vaccin préventif doit se poursuivre. Celle ci est d'ordre fondamental, mais aussi clinique. Il faut continuer de progresser dans la connaissance des mécanismes immunitaires, améliorer les candidats-vaccins dont nous disposons, évaluer leur tolérance et leur immunogénicité dans le cadre d'essais. De nombreuses équipes dans le monde sont mobilisées depuis plusieurs années. Le devoir est de continuer, avec l'objectif de mettre au point un vaccin qui soit accessible à tous.

La recherche dans les pays en développement est une des priorités de l'agence dans le contexte actuel de l'épidémie.

Pour en savoir plus

> Consultez le dernier rapport de l'Onusida/OMS (http://www.unaids.org).

> Le Bulletin de santé n°16 (décembre 2010) de l'ORS "Suivi de l'infection à VIH/sida en Ile-de-France"

> Le bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) n°46-47 du 27 novembre 2007 "L'infection à VIH/sida en France et en Europe" édité par l'Institut de veille sanitaire (www.invs.sante.fr)

>"HIV/AIDS surveillance in Europe - End-year report 2006, N°75" (novembre 2007), édité également par l'InVS

> Les sites de l'OMS, de l'Onusida et du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

> Les sites des organismes de recherche français (Cnrs, Inserm, Institut Pasteur, IRD), et étrangers (NIH, NIAID, MRC).

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