Les patients de la cohorte ANRS CO APROCO-COPILOTE présentent une forte incidence de diabète

le 05/12/2011

Les patients de la cohorte ANRS CO APROCO-COPILOTE présentent une forte incidence de diabète liée en partie aux molécules antirétrovirales de première génération.

Cette étude a concerné 1046 patients infectés par le VIH, prétraités ou non par des analogues nucléosidiques, inclus lors de leur mise sous inhibiteurs de protéase en 1997-99. Ces patients ont été ensuite suivis prospectivement pendant 10 ans jusqu’en 2009. Alors qu’ils étaient indemnes de diabète à leur entrée dans l’étude, ce travail met en évidence l’apparition d’un diabète 3 fois plus fréquente chez ces patients que dans la population générale de même âge (à 14 pour 1000 au lieu de 4 à 6 pour 1000 patients-année), l’incidence d’apparition de ce diabète étant maximale dans les trois premières années de l’étude. Les facteurs de risque de survenue d’un diabète sont l’âge et l’index de masse corporelle, mais aussi la prise de certains antirétroviraux (indinavir, stavudine, didanosine) et la présence d’une lipodystrophie. Alors que les patients infectés par le VIH vieillissent et prennent du poids, le dépistage d’un diabète et sa prise en charge doivent être privilégiés en particulier chez les patient infectés depuis longtemps et ayant reçus des antirétroviraux de première génération