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Organisation

Le service Recherches en santé publique et en sciences de l’homme et de la société

Le service Recherches en santé publique et en sciences de l’homme et de la société (SP-SHS) est l'interface entre les chercheurs et l'administration de l'agence. Il est composé :
  • d'une responsable : Véronique Doré
  • d’un chef de projet : Elias Choucair
Le service est chargé d'organiser l'évaluation et l'animation de la recherche en santé publique et en sciences humaines et sociales en étroite collaboration avec les structures ad hoc : le comité scientifique sectoriel (le CSS5), les actions coordonnées centrées sur les hépatites (AC 23, 25, 27) et les groupes de travail. Il travaille en étroite collaboration avec le service Pays du Sud.

Un fonctionnement original

Une des particularités de l’organisation du service SP-SHS en matière d’hépatites est de s’appuyer fortement sur les groupes d’experts réunis au sein des trois actions coordonnées (AC) : l’AC23, l’AC25 et l’AC27 ; celles-ci, mises en place sur des questions de recherche jugées prioritaires, ont pour fonction de programmer, d’animer et de piloter la recherche qui relève de leur domaine. Des groupes de travail thématiques viennent compléter ce dispositif.

L’ANRS est à l'initiative de grandes enquêtes étudiant les comportements et les attitudes de la population française et de groupes particuliers vis-à-vis de l'infection par le VIH et/ou des hépatites. Pour chacune de ces enquêtes, l'ANRS met en place des comités de pilotage qui, selon les cas, ont pour mission d'apporter un soutien scientifique au cours du montage des projets, de coordonner les enquêtes entre elles et de favoriser leur réalisation. Le service a aussi créé des postes de moniteurs d’études sociales (MES) à la disposition des équipes chargées de gérer les enquêtes de l'ANRS ; ils assurent la qualité du recueil de l'information et la maintenance de la base de données.

Depuis toujours, le service SP-SHS s’appuie sur les associations de lutte contre le sida, puis contre les hépatites, pour développer des réflexions sur les questions touchant à la prévention, au dépistage etc. En 2011, un nouveau pas a été franchi puisque des projets se sont construits sur le principe de la recherche communautaire où les communautés deviennent des partenaires actifs de la recherche. Un groupe de travail « Recherche communautaire » a été mis en place.

Le service SP-SHS a aussi pour fonction de valoriser les recherches qu’il soutient notamment au travers de séminaires et de publications.

L’évaluation de la recherche

Le CSS5 "Recherches en santé publique, sciences de l’homme et de la société dans le domaine des hépatites"

Ce comité scientifique sectoriel est chargé d’évaluer les demandes de financement de projets ou de bourses, dans les domaines concernés par la thématique, soumis aux appels d’offres de l’ANRS.

Il est présidé par Nathalie Bajos, Inserm

L’animation de la recherche : les actions coordonnées et les groupes de travail

L’animation de la recherche en santé publique, sciences de l'homme et de la société s'appuie sur trois actions coordonnées (AC) et sur quatre groupes de travail.

L'AC23 "Dynamique des épidémies à VIH, VHC et VHB"

L'AC23 initie des recherches associant des biologistes, des épidémiologistes et des biostatisticiens pour mettre au point de nouvelles méthodologies d'estimation de la situation épidémiologique. L’objectif est de déterminer les conditions réalistes du contrôle des épidémies de VIH et hépatites au Nord et au Sud.
Il s’agit aussi de réfléchir aux meilleurs indicateurs de suivi des politiques publiques relatives à l’infection à VIH.

Présidente : Dominique Costagliola, Inserm U943, paris

L'AC25 "Santé publique et sciences de l'homme et de la société dans le domaine des hépatites"

L'AC25 couvre pour les hépatites virales des champs d’action très proches de ceux de l’AC18. Elle coordonne l’ensemble des recherches en sciences humaines et sociales sur les hépatites et joue un rôle très important dans la constitution d’une communauté scientifique sur cette thématique. Elle a pour cela mis au centre de ses missions d’aider les équipes à faire « mûrir » leurs projets avant de les déposer aux appels d’offres de l’ANRS. Les recherches phares comme ANRS-Méthaville (impact de la primo-prescription de méthadone en médecine de ville sur les pratiques à risque de transmission du VHC) ou ANRS-Formvac (impact des interventions de santé publique sur la vaccination contre l’hépatite B) ont été construites grâce au soutien de cette AC.

Président : Jean-Claude Desenclos, InVS, Saint-Maurice

L'AC27 "Recherches en économie de la santé"

L'action coordonnée 27 assure l'animation des recherches en économie de la santé, notamment dans le domaine de l'accès aux soins dans les pays en développement.
Elle incite à la mise en œuvre de nouvelles recherches sur les thèmes jugés prioritaires en matière d'économie de la santé et d'accès aux soins.
Elle valorise les résultats de la recherche.

Président : Pierre-Yves Geoffard, Ecole d'économie de Paris et EHESS, Paris

Les quatre groupes de travail

Intégration des sciences sociales dans les essais thérapeutiques VIH/hépatites

Ce groupe de travail a comme objectif de faciliter la prise en compte des questions de recherche en sciences sociales voire de proposer des études spécifiques dans ce domaine dans le cadre d’essais thérapeutiques concernant des patients infectés par le VIH ou les virus des hépatites.
Il s'agit d'apporter des connaissances et des outils pour aider à déterminer quelles sont les stratégies thérapeutiques perçues par les patients comme étant les plus associées à une meilleure qualité de vie et à un moindre nombre de symptômes perçus par les patients.

Le groupe s'intéresse également aux questions économiques en permettant quand c'est possible d'utiliser les essais cliniques pour comparer le ratio coût-efficacité de différentes stratégies thérapeutiques.
Pour cela, le groupe conseille les investigateurs quant aux meilleurs outils de recueil à introduire dans les essais, et peut parfois contribuer à construire de nouveaux outils.

Animé par Bruno Spire, Inserm U912

Réflexion sur le dépistage en France

En tenant compte des projets déjà engagés, du contexte institutionnel, des demandes ministérielles et émanant d’associations, ce groupe réfléchit aux questions de recherche prioritaires concernant les nouvelles stratégies de dépistage.
Il soutient les projets en préparation, éventuellement en rendant compatibles les méthodologies, et produit des synthèses de résultats.
Les recherches en cours portent sur le dépistage par test rapide d’orientation, l’évaluation des opinions du niveau de connaissance et d’utilisation des « tests à domicile », les occasions manqués de diagnostic pour ceux qui se présentent pour la première fois dans un service VIH.

Animé par France Lert, Inserm U1018, Villejuif

Recherche communautaire

Ce groupe de travail s’intéresse aux enjeux et méthodes entourant la participation des « communautés » aux actions de recherche que soutient l’ANRS.

Les recherches communautaires soutenues par l’ANRS ne portent pas sur les communautés mais elles sont conduites avec, par et pour les communautés. Au-delà des objectifs scientifiques, ces recherches poursuivent un objectif social, par le renforcement des compétences et des capacités des membres de la communauté, afin d’améliorer au bout du compte la santé et le bien-être des communautés concernées.

Animé par Jean-Marie Le Gall, association Aides

Addictions, prévention et prise en charge du VIH et du VHC

Ce nouveau groupe de travail a pour objectif de proposer, d’aider au développement et d’accompagner des projets de recherche dans le domaine des addictions et prévention du VIH et des hépatites virales.

Il permettra d’orienter la réalisation de projets ciblés sur des populations encore trop exclues de la recherche clinique et de la santé publique.

Ces populations possèdent en effet une double spécificité : elles sont, d’une part, caractérisées par des co-morbidités multiples avec des pathologies chroniques telles que le VIH, et les hépatites virales mais également des pathologies psychiatriques et, d’autre part, elles reçoivent différents traitements médicamenteux associés et /ou nécessitent une prise en charge multidisciplinaire.

Ce groupe produira une dynamique autour de la recherche sur la réduction du risque infectieux et donnera une visibilité à l’intérêt porté par l ‘ANRS sur le sujet des conduites addictives.

Animé par Patrizia Carrieri, Inserm UM 912 ; Marie Jauffret-Roustide, InVS, Inserm U 988 ; Thierry Sainte-Marie, Hôpital Bicêtre

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