> Accueil > Hépatites virales B et C > Pays en développement > Présentation générale

Présentation générale

Depuis l'élargissement des missions de l'ANRS en 2005, le programme de recherches dans les pays en développement est ouvert aux projets sur les hépatites virales, avec notamment une collaboration importante, en Egypte sur l'hépatite C et plusieurs projets sur l’hépatite B et les co-infections hépatites/VIH ou hépatites B (VHB)/hépatites Delta (VHD) en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud (Brésil).

Une quinzaine de projets sur les hépatites B et C sont en cours de réalisation, en recherche fondamentale, clinique et en sciences humaines et sociales.

L'hépatite C et la collaboration franco-égyptienne

L'Egypte est le pays où la prévalence de l’hépatite C (VHC) est la plus élevée au monde, avec 20 à 30% d'adultes infectés dans les zones rurales et 6 à 8% dans les zones urbaines.
Depuis 2001, un réseau de collaborations franco-égyptiennes sur l'hépatite C a été soutenu par l'ANRS. Il a abouti à la création, en 2007, d'un site de recherches dédié aux hépatites virales. Les travaux concernent l'hépatite virale C chronique, l'hépatite C aiguë, et rassemblent toutes les disciplines : biologie, virologie, épidémiologie, santé publique, sciences humaines et sociales.
Plusieurs programmes de recherche ont été soutenus dans la période 2001-2007, menés par des équipes françaises de l'Institut Pasteur et de l'Inserm et par l'université d'Ain Shams et l'Institut national de recherche en hépatologie et médecine tropicales (NHTMRI) au Caire. Les recherches ont porté sur l'étude de la transmission du VHC, la modélisation de l'impact économique de l'épidémie de VHC en termes de morbidité et de mortalité, et sur l'évaluation de traitements de l'infection aiguë et chronique par le VHC. En 2009, les recherches se poursuivent (les projets en cours egypte) et s’intéressent notamment à la phase aigüe de l’hépatite C (diagnostic, élimination spontanée du virus, facteurs de risques associés.

L'hépatite B

350 à 400 millions de personnes à travers le monde sont infectées par le virus de l’hépatite B de manière chronique. Les taux de prévalence de l’hépatite B chronique dans la population sont les plus élevés en Afrique et en Asie où l’infection a lieu principalement dans l’enfance ou la période périnatale.

Les recherches soutenues par l’ANRS s’orientent vers cinq grandes thématiques : diagnostic (détection et quantification du virus au Burkina Faso), transmission (étude de la transmission familiale chez les enfants de moins de 5 ans au Sénégal), épidémiologie (évaluation de la prévalence de l’hépatite B chez des enfants au Burkina Faso, prévalence des co-infections hépatite B/hépatite D en Mauritanie et en Centrafrique, étude des co-infections hépatite B/VIH au Brésil), vaccination (étude des virus mutants échappant au vaccin en Thaïlande), traitement enfin avec le projet Hépadak 2 au Sénégal.

Une réflexion prospective sur les thématiques prioritaires de recherche et en particulier de traitement des personnes co-infectées par le VHB et le VIH se poursuit dans le cadre d’un groupe de travail « Hépatites » de l’ANRS (AC12).

Règles éthiques et bonnes pratiques

La recherche dans les pays en développement fait face à de nombreuses difficultés : pénurie des systèmes de santé, grandes inégalités d’accès aux soins des populations, faible investissement des pays dans la recherche, rareté des équipes de chercheurs locaux, absence de cadres réglementaires nationaux pour la recherche, absence de comité d’éthique dans certains pays.

Ces constats ont conduit l’ANRS à préciser les règles d’éthique et de bonnes pratiques dans lesquelles elle souhaitait conduire la recherche dans les pays en développement. Un premier texte a été publié en mai 2002, sous la forme d’une "charte d’éthique de la recherche dans les pays en développement". Il a été amendé en 2008 et sert de référence pour les chercheurs souhaitant conduire un projet financé par l’ANRS.

Pour en savoir plus

> Charte d'éthique de la recherche dans les pays en développement
> Ethics charter for research in developing countries

> Consulter la rubrique Outils pour la recherche

TOP