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Enjeux de la recherche

Situation de la recherche

En France métropolitaine 400 000 à 500 000 personnes seraient atteintes d'une hépatite chronique C, parmi lesquelles 30 000 seraient coinfectées par le VIH ; environ 300 000 autres personnes présenteraient une infection chronique par le virus de l'hépatite B. 9% des personnes infectées par le VIH le seraient également par le VHB. Environ 20% des patients présentant une hépatite chronique C et 5 à 10% de ceux qui ont une hépatite chronique B atteignent le stade de la cirrhose responsable de décompensations cliniques et de carcinomes hépato-cellulaires (CHC), puis de décès. On estime à près de 4000 le nombre de décès imputables aux hépatites B et C en 2001. La dimension sociale de ces deux hépatites virales est particulièrement forte puisqu'elles touchent davantage les personnes en situation de précarité. Ainsi, leur prévalence est 3 à 3,5 fois plus élevée chez les bénéficiaires de la Couverture maladie universelle complémentaire. Autre fait qui mérite d'être souligné : seules 49% et 56% des personnes infectées respectivement par le virus de l'hépatite B et celui de l'hépatite C ont connaissance de leur statut.

L'infection par les virus des hépatites B et C est aussi un problème majeur de santé publique dans les pays en développement. L'OMS estime qu'environ 3% de la population mondiale est infectée par le virus de l'hépatite C, avec des prévalences atteignant 10 à 15% dans certains pays comme l'Egypte et le Cameroun.

Compte tenu de ces réalités épidémiologiques et sociales, les hépatites virales B et C confrontent le système de soins à des enjeux importants. De fait, les besoins en matière de recherche, aussi bien fondamentale, clinique, thérapeutique et en santé publique sont à la mesure de ces enjeux.

Enjeux de la recherche

L'ANRS est le principal établissement chargé de l'animation et du financement des recherches sur les hépatites B et C en France. Il s'est également engagé dans des programmes de recherche dans les pays en développement. Ces recherches sont particulièrement actives puisque la France se situe dans les tout premiers rangs en nombre de publications scientifiques à fort impact.

Dans le domaine de la recherche fondamentale, les recherches soutenues par l'ANRS concernent principalement la virologie, l'immunologie et la physiopathologie des lésions hépatiques.

L'ANRS explore, dans son programme de recherche clinique, de nouvelles stratégies thérapeutiques, en particulier pour les patients non-répondeurs aux antiviraux disponibles, naïfs de tout traitement ou encore coinfectés par le VIH. Le suivi de patients dans les cohortes permet par ailleurs de recueillir des données sur les mécanismes en jeu au cours de l'infection et ses complications.

L'ensemble de ces recherches doit s'accompagner d'un regard sur les circonstances de survenue des infections virales, les comportements au niveau individuel et des populations. C'est l'objet de recherches, très actives, en épidémiologie, sciences humaines et sociales.

Enfin, la gravité de l'épidémie dans les pays en développement a conduit l'ANRS a soutenir de nombreux projets de recherche avec l'objectif de répondre à des urgences de santé publique. Cette détermination a conduit à l'ouverture d'un nouveau site de recherche ANRS, en Egypte, en 2007.

Pour en savoir plus

Consultez le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH n°20-21 du 19 mai 2009) "Surveillance et prévention des hépatites B et C en France : bilan et perspectives"

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