Depuis l'élargissement de ses missions en 1999, l'ANRS est chargée d'animer et de financer la recherche clinique et thérapeutique sur les hépatites virales. D'abord consacrée au VHC, cette recherche s'est élargie au VHB depuis 2004. L'ANRS est ainsi à l'origine d'une vingtaine d'essais thérapeutiques et de deux cohortes dont elle est le promoteur. Ces études s'intéressent aux patients infectés par le VHB, le VHC ou coinfectés par le VIH. L'ANRS finance par ailleurs des études physiopathologiques.
Les essais de stratégie thérapeutique sont une priorité de l'ANRS qui est promoteur d'une vingtaine d'essais.
Dans le domaine de l'hépatite C, l'interféron pégylé a montré sa supériorité par rapport à l'interféron standard. Les doses de ribavirine ont été précisées pour être optimales, mais en l'absence de nouvelles molécules antivirales permettant d'espérer un meilleur taux d'éradication virale, les priorités thérapeutiques de l'ANRS se sont orientées vers la mise en place d'essais de stratégie à visée antifibrosantes. L'objectif étant de ralentir la dégradation de l'atteinte hépatique par le virus C et notamment la progression de la fibrose vers la cirrhose avant la survenue des complications morbides comme le carcinome hépatocellulaire. Des essais s'adressent aux patients non répondeurs à la bithérapie pégylée (ANRS HC10 Pento, ANRS HC15 NRfi, ANRS HC19 Fibrosar) et d'autres s'adressent aux patients naïfs de traitement antiviral (ANRS HC17 Prazor).
Un autre axe de recherche est la prévention des effets secondaires liés à la bithérapie pégylée et notamment la prévention de la dépression (ANRS HC18 Paropeg).
D'autres essais de stratégie sont menés notamment sur la prévention de la récidive du carcinome hépatocellulaire (ANRS HC06 Lipiocis).
Dans le domaine de la co-infection avec le VIH, des essais sont menés chez des patients non répondeurs à un premier traitement du VHC : ANRS HC09 Secoiia et ANRS HC12 Fibrostop.
Dans le domaine de l'hépatite B, des recherches sont menées pour des patients coinfectés par le VIH (ANRS HB01 Emvipeg) et pour les patients infectés par le VHB uniquement (ANRS HB02).
Les études physiopathologiques sont essentielles pour connaître les mécanismes en jeu au cours des hépatites virales B et C ; elles sont aussi à ce titre une donnée essentielle pour l'amélioration des traitements et la prise en charge des patients.
A ce jour, plus d'une vingtaine d'études physiopathologiques ont été promues par l'ANRS. Elles portent sur l'immunologie, l'histoire naturelle et la fibrose au cours des hépatites, sur la compartimentation cellulaire, les lipides, le VHB et la coinfection VIH/VHC.
Deux cohortes sont actives, une étudie l'évolution de la maladie au stade de la cirrhose (ANRS CO12 Cirvir), l'autre étudie les patients co-infectés par le VIH (ANRS CO13 Hepavih). Les données recueillies et analysées sont importantes pour améliorer la prise en charge des patients.
Pour en savoir plus
> Consultez le "Répertoire des études cliniques"
> Consultez la brochure Hépatites virales et co-infections VIH - Etudes cliniques en cours